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le Château El-Mokrani et la carte nationale du patrimoine.

Une première, la création d’une carte nationale du patrimoine.  

 Depuis Bordj Bouareridj où il a été visiter le Château El-Mokrani, dont l’ouverture est prévue le 18 avril 2019. Azzedine Mihoubi enjoint toutes les wilayet de “répertorier ses monuments culturels” pour la réalisation d’une carte du patrimoine.

Le ministre qui semble prendre à bras le corps cette question à recommandé de  retracer l’histoire et les différentes étapes historiques de ces monuments au  plan local avant de rassembler les données au plan national. Une question qui devrait se faire selon les normes de travail internationales. Et d’ajouter : “Cette mesure servira à l’identification, au classement et à la protection de notre riche patrimoine que recèle le pays, produit de son histoire millénaire.”

S’agissant du château El-Mokrani, il a recommandé la nécessité de mettre tous les moyens nécessaires et le temps à la disposition des spécialistes du domaine, pour leur faciliter la tâche dans leurs travaux d’investigation et de restauration.

Insistant sur la qualité ces travaux, même si cela requière plus de temps ou nécessite de faire appel à l’expérience étrangère. Le  Château El-Mokrani, édifié sur un rocher de 15 m de haut, surplombe toute la région, offrant une vue panoramique sur toute la ville de Bordj Bou-Arréridj. Il servit de poste de surveillance pour défendre les portes de la ville et était, surtout, l’unique source d’eau appelée à l’époque Aïn Bordj ou Aïn Essiraj, d’où coulait une eau aux vertus curatives, raconte-t-on, puisqu’elles provenaient de la fontaine de Aïn Soltane, dans les montagnes de Merisane. Cette source, surnommée Aïn Essiraj par les Bordjiens, a été détruite après l’indépendance et son eau a été détournée.    

Quant au château même s’il est baptisé au nom du héros de la résistance de 1871, il n’aurais  pas été édifié par El-Hadj Mohamed El-Mokrani. plusieurs ouvrages consacrés à Bordj Bou-Arréridj  dont celui Francine Dessaigne, une historienne française, relève qu’en octobre 1839, “le duc d’Orléans, avec l’armée du général Valée, avait bivouaqué au lieu dit Aïn Bou-Arroudj, protégé par un fort”.

Un autre historien français qui était chef de troupe de l’occupation française, du nom de Ferraud, a, dans un autre ouvrage concernant l’histoire de l’Est algérien, signalé que “les édifices rencontrés près d’une source appelée Bou-Arréridj sont un fort bâti qui constitue un poste d’observation stratégique et une base arrière aux troupes ottomanes”. Ce fort, selon les historiens, a été utilisé par les Almohades lors de leurs conquêtes et fut un élément du dispositif guerrier pour assiéger les Hammadites. Durant la présence ottomane, le château assurait la sécurité des caravanes commerciales sujettes à de nombreuses attaques.
Il a été utilisé par l’armée française comme caserne militaire durant plus d’un siècle. Après l’indépendance, il a été cédé par l’ANP et en 1967 à la commune de Bordj Bou-Arréridj. Depuis 1993, il est mis à la disposition de l’Agence nationale d’archéologie qui devait le transformer en musée à la mémoire de l’une des plus belles épopées de la résistance du peuple algérien, et en bibliothèque pour toute la wilaya.

Alifa

 

 

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