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Festival de poésie de Boudjelil : Coup d’essai, Coup de maitre

Le village de Boudjellil, dans la région de Larbaâ Nath Irathen, a abrité début septembre la première édition  du festival «L’été en  poésie et en musique» (Anevdu s tmedyazet duzawan). Un événement organisé par l’association Amziav-N’Lehna, en collaboration avec l’Entreprise d’organisation de manifestations culturelles, économiques et scientifiques (EMEV) de Malek Amirouche. Un programme très varié puisé dans le patrimoine culturel a été proposé aux invités et visiteurs.  Un événement rassembleur auquel ont répondu spontanément  comme de tradition les habitants de la  commune d’Irdjen.

Pour son coup d’essai le premier festival de poésie de Boudjelil a été un coup de maitre. De l’avis général on reconnait la qualité et la diversité du programme, que d’aucun on qualifié de haute facture. Un évènement rehaussé également par d’éminents invités.

Noblesse oblige le coup d’envoie de ce rendez-vous  a été consacré àl’histoire et la géographie du village où le figuier, l’olivier, la richesse des fontaines en sont les caractéristiques. Les cafés littéraires n’ont pas été en reste,  ils y ont la part belle du programme. Où présidait ,une forte présence féminine. Ces dernières ont abordé diverses thématiques.  Les  années de plomb du terrorisme via un essai, un ouvrage qui a suscité beaucoup d’intérêt et de débats. La poétesse et écrivaine Akila Kadaoui a abordé un récit sur son village natal … Le journaliste-écrivain, Nadjib Stambouli, journaliste écrivain s’est  fait invité avec ses trois ouvrages, dont le roman Le fils à maman ou la voix du sang, paru en octobre dernier aux éditions Casbah. Notre confrère reviendra également sur son recueil de portraits intitulé Ma piste aux étoiles, dans lequel il dresse le portrait de 18 artistes et journalistes algériens des années 1970-1980. Il sera hautement applaudi pour la qualité de sa plume,

Autre centre d’intérêt ayant un lien avec la poésie  qui tenait la place: la musique, le thème sera abordé par  Mouloud Ounoughène, neurochirurgien, musicien pianiste et compositeur, pour dire l’impact et l’influence de la musique sur le comportement humain. Un sujet  auquel il a consacré un ouvrage  préfacé par le  Pr A. Louis Benabid de l’académie des sciences françaises.

Belaïd Tagrawla, lui a voulu rendre hommage aux mamans en gratifiant  l’assistance  de ses airs nostalgiques, comme Yemma tedda hafi, une chanson composée en 1984..on ne pouvait  évoquer  la poésie  sans la chanson culte Hizia. Le cinéma n’était pas en reste du festival.   un court-métrage de 25m Unique. Dz de Louiza Lamri a été présenté. Le film d’actualité, traite du thème des personnes qui revendiquent leur droit à la différence dans une société qui accepte mal ceux qui n’entrent pas dans les standarts.

Parmi les  activités animées   une table ronde a été consacré au thème «Regard sur la chanson vue par les poètes et les chanteurs», avec la participation notamment de Belaïd Tagrawla, Hocine Ouahioun, Tahar Bessaha, Rabah Ouferhat et les poètes Fahima Sediri, Mbarek Gamar et  Slimane Belharet.il a été retenu   consensuellement  que la chanson avait  besoin d’une étroite collaboration entre poètes, compositeurs et interprètes pour aboutir à une production de qualité. Au chapitre chanson,  l’assistance  reconnaitra aussi

à l’unanimité que «la chanson kabyle se porte bien, au regard  du  nombre appréciable de jeunes qui apportent un souffle novateur à ce patrimoine immatériel. Seul bémol regrette-ton  les médias ne les sollicitent pas pour leurs donner de la voix».

De nombreux invités de marque, poètes et artistes : Mohand Abdellah,  Idir Bellali, Keltoum Deffous, Faïza Acitani, Fouzia Laradi, Ouarda Baziz Cherifi, Said Abdelli, Ahcène Mariche, Rachid Rezagui et la conteuse Hnifa Hamouche, Malik Kazeoui, Meziane Djouder, Hocine Kheloufi . Un  véritable melteenpote  d’invités avec Lazhari Labter, journaliste-poète et éditeur, Jaoudet Guassouma journaliste-plasticien et auteur et Abderrahmane Yefsah et Louiza Lamri réalisatrice puisque le cinéma   avait sa place à ce festival.

Comme à tous les rendes- vous sur les livres le débat à aussi porté   autour de la problématique de l’édition en tamazight proposée par les concernés écrivains et éditeurs. Pour son clap de fin le festival a présenté plusieurs artistes dont le plus célèbre Takfarinas Ferhat, et  avec une révélation : Les frères Chemmam et le groupe Amdal Kids qui ont agréablement surpris le public.

Un festival qui n’a souffert d’aucune critique négative, les invités étaient unanimes à souligner sa parfaite organisation. Le  festival qui a été une réussite n’aurait pu l’être sans le concours financier de  l’ONDA et des participants ont remercié les organisateurs.

 

 

 

 

 

 

 

                

 

 

 

 

 

 

 

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