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Expo d’affiches de l’âge d’or du  cinéma algérien (1962 à 1982) au palais de la culture Moufdi Zakaria

L’exposition d’affiches de l’âge d’or du cinéma algérien de 1962 à 1982 qui vient de se terminer au palais de la culture Moufdi Zakaria. Certaines wilaya du pays reprendront le relais. L’expo sous sa forme itinérante à travers le pays devra s’envoler ensuite au centre culturel algérien de Paris.  

Les 20 années (1962 à 1982) ou l’âge d’or du  cinéma algérien qui ont été exposées au palais de la culture sous la forme d’affiches. ces dernières sont l’oeuvre que l’on doit à Lyès Meziani décédé en février dernier. Ce collectionneur et documentaliste passionné qui nous leg en héritage ce prestigieux cadeau.  Cette exposition est un hommage posthume au photographe a été prise en charge par le ministère de la culture et l’ONDA. Une exposition qui déroule l’histoire et l’évolution du jeune cinéma algérien.

La galerie d’art Baya du palais de la Culture avait reçu 45 affiches grandeur nature pour la plupart d’entres elles en couleurs. Une extraordinaire eposition d’affiches pour dire l’âge d’or du cinéma algérien. C’est grâce à la passion dévorante de Lyès  Meziani qui n’a eu de cesse de collectionner et sauvegarder par ordre chronologique de parution ces affiches mais pas que . le défunt sauvegardait dans le même temps avec la même frénésie les  fiches techniques et   synopsis des films. L’exposition faut-il le savoir s’invite aux visiteurs sur l’affiche en noir et blanc du film Une si jeune paix, du réalisateur, comédien et écrivain, militant anticolonialiste français Jacques Charby qui réalisa ce film en 1964 pour le compte du CNCA, dirigé par le défunt Mahieddine Moussaoui, nous évoque Ahmed médjaoui commissaire de l’exposition. Le réalisateur algérien Mustapha Badie réalisa lui aussi  à l’époque pour la RTA la première superproduction «La nuit a peur du soleil », une coproduction avec le CNA, rappelle t-il,  le film aura une affiche géante et une série de clichés du tournage. indiquant que la spécificité du film de Mustapha Badie : les techniciens étaient tous de la Télévision Algérienne.

«On s’aperçoit, dit-il, qu’à cette époque, en 1964, il y avait des techniciens compétents, à l’instar de l’assistant Youcef Sahraoui.. Tout était algérien. Aujourd’hui, quand on voit des génériques des cinéastes, dont certains n’ont même pas encore  fait leurs preuves, s’appuient sur des techniciens étrangers, alors que nous en formons de grande valeur, à Ouled Fayet, à l’Ismas et à Oxygène…» il ajoute « Je pense qu’il faut revenir aux fondamentaux. (…) Le film « La nuit a peur du soleil » est une belle leçon pour les gens, parce que je ne vois pas comment à l’indépendance on pouvait faire des films nous-mêmes et avec nos qualités, et pourquoi aujourd’hui, on se passe des techniciens algériens ?»

Le commissaire, Ahmed Béjaoui, révèlera aussi  lors de cette exposition, que le premier poster a été confectionné en 1966 pour la sortie algérienne du long métrage La Bataille d’Alger, mais également pour sa consécration à Venise, où il a remporté le Lion d’or.

La  deuxième affiche a été confectionnée pour la sortie française en 1974, après une sortie avortée en 1971 suivi du   boycott de 8 années, des distributeurs français. La fin des années 1970 indique-t-il marquera le début des années 1980 avec la  naissance d’une nouvelle génération et ses propres préoccupations. Elles  ont traits à évolution sociétale de l’Algérie des années 60 à 80 qui s’affiche à travers ces films.  Nous voyons apparaître des thèmes au fur et à mesure du défilement des années  avec le film Echabka, de Ghaouti Bendedouche, qui lui, mettra l’accent  sur la vie misérable des pêcheurs, ou encore Omar Gatlato, qui cible  une jeunesse marginalisée. Au déroulement des affiches qui se succède particulièrement  celles des années 1988 où les techniques s’adossaient   sur des images d’infographie, alors qu’auparavant, c’était les artistes-peintres et les caricaturistes-peintres qui les fixaient. Cette exposition ou  l’histoire  du cinéma algérien de 1962-1982, sera suivie d’une prochaine exposition allant de 1982 à 2002. Ahmed Béjaoui, révèle qu’un autre projet sera lancé, celui de la publication d’un beau livre sur l’histoire et la fabrication des plus belles affiches du cinéma algérien. Il est, également, question de raconter dans ce livre comment le cinéma était organisé. D’autre part nous annonce t-­on  «Le cinéma algérien s’affiche de 1962 à 1982» sera itinérant  à travers certaines wilayas du pays avant de s’envoler vers la France, pour « afficher ou se faire voir » notamment au Centre culturel de Paris.

Alifa

Omar Gatlatou

 

 

 

 

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