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Les algériens des oublieux ?

Nous avons toujours dis ou on nous faisait dire, croire que les algériens étaient des oublieux, c’est quelque part vrai dans la mesure que même l’histoire de notre révolution n’a pas été rapportée ou si peu, des bribes d’information. Beaucoup  de non dits de zones d’ombres entourent et enferment une certaines véracité sur les faits d’armes et surtout sur les hommes ces acteurs de la guère. Pour les concernés ceux encore vivants ce n’est une chose aisée, quand ils écrivent ils se mettent  des gants, ils hésitent, pour eux  certaines vérités pourraient ne pas être appréciées. Mais la vérité n’est pas bonne à dire. Et tous nous le savons, car elle fait mal. Ecrire c’est  mettre à nu soi et les autres et les traces de la clandestinité ne se sont  pas effacées, les réflexes sont têtus. Les plus téméraires se sont lancés dans cette aventure d’écriture de l’histoire récente de l’Algérie, ont souvent évité les « choses » qui fâchent. Les acteurs de la guerre  ont été sacralisés. Pas touche c’est un sacrilège érigé tacitement en loi, même les anecdotes les plus anodines sont prisent au premier, ce qui souvent nourrissent   la censure. Les protagonistes de la révolution n’arrivent pas ou ne veulent pas prendre du recul et regarder les faits   en toute objectivité. Un état de fait qui pénalise les cinéastes en premier lieu du moins ceux qui ne veulent pas être complaisants. Les autres qui acquiescent et acceptent les compris ne s’embarrassent des réactions des témoins ou acteurs de certains situations  tronquées. Là intervient l’éthique, la déontologie  où seulement priment le professionnalisme et le droit à la sauvegarde de la mémoire collective.

Un cas de figure entre autre qui interpelle tout le monde et qui suscite une polémique  nourrie de mal entendu entre le cinéaste Bachir Derrais, le ministère de la culture et des moudjahidine  qui bloque la diffusion du film sur Larbi Ben M’hidi  et très révélatrice. Pour l’un il s‘agit  d’une censure pure et simple pour les autres d’un mal entendu. Mais Là, où le bat blesse personne ne sait qu’est ce qui dérange exactement dans ce film ou une part de fiction est autorisée qui n’a pas semblé outrer  outre mesure la famille de Larbi Ben M’hidi. Peut être plus royaliste que le Roi, chez nous semble t-il  c’est possible.

Pendant ce temps les cinéphiles restent sur leur faim. Mais faut être philosophe, car force et de constater, qu’à chaque chose malheur est bon, le film bénéficie d’une grande publicité et commence à intéresser du monde ailleurs. Et la polémique sur le sujet n’en finit pas……

 

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