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Clap de fin du FICA : Le Grand Prix est décerné à « L’autre côté de l’espoir »

La salle Ibn Ziad 8 jours durant, a accueilli le 9ème  FICA (festival international du Cinéma d’Alger)  et son public nombreux venu découvrir  un programme cinématographique des plus riches. Dix-sept films cette année, 9 documentaires et 8 fictions, étaient  en compétition .

Une   sélection des plus serrées avec une tâche du jury des plus ardue aura  marqué ce 9ème FICA tellement les films en lice toute catégorie confondue étaient  de qualité et difficile à départager. les présidents des jurys des différentes catégories – dont le cinéaste sénégalais Ousmane William Mbaye, et l’universitaire Nabil Boudraa – se sont prononcés pour Le Grand Prix du 9e Fica, revenu au long métrage de fiction « L’autre côté de l’espoir » du  finlandais Aki Kaurismaki et au film documentaire I am not your negro du Haïtien Raoul Peck.

Le jury de la catégorie longs métrages de fiction s’est prononcé  pour le Prix spécial au film « Mélancolie ouvrière », du réalisateur français Gérard Mordillat.

Le Prix spécial du jury documentaires est allé au film « Free Men » d’Anne- Frédérique Widmann.

La mention spéciale a été attribuée au film documentaire True Warriors de Ronja Von Wurmb-Seibel et Niklas.

Le prix du public dans la catégorie documentaires a été octroyée en  ex aequo au film Libre de Michel Toesca et Les enfants du hasard de Thierry Michel et de Pascal Colson.

Le prix du public catégorie fiction est revenu également ex aequo à Wajib, d’Anne-Marie Jacir et à la La voix des anges de Kamel Laîche.

La  communion d’ex  aequo corrobore la course très serrée  aux différentes  distinction mais aussi la  qualité de ce 9ème FICA qui d’année en année prend de l’épaisseur.

Ce  rituel des prix a été suivi par  la remise de la médaille Ghandi émanant de Lola Poggi Goujon, Secrétaire Générale du Conseil international du cinéma, de la télévision et de la communication audiovisuelle (CICT) au film belge « Les enfants du hasard »,  réalisés par Thierry Michel et Pascal Colson. Pour cette circonstance Lola Poggi Goujon est revenue sur le partenariat Fica/ CICT évoquant également, que le film récompensé est l’expression  de l’importance de l’éducation, des valeurs défendues par l’Unesco.

L’étape finale du festival par une cérémonie hommage rendu au parcours du talentueux cinéaste engagé tchadien Mahamat Saleh Haroun, récemment promu  ministre du Développement touristique de la culture et de l’Artisanat du Tchad. Le  cinéaste-ministre  a reçu une attestation honorifique, un imzad et un beau livre sur ce même instrument, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Très ému et touché par ces prix symbolique Mahamat Saleh Haroun

Avouera « que c’est  plus beau prix que je n’ai jamais eu. J’en ai reçu   durant ma carrière mais pas comme celui-ci. Nous sommes nombreux à porter votre pays dans notre cœur.» un moment d’intense émotion partagée par tous. Et

la commissaire du FICA, Zehira Yahi, dans son discours de clôture dira en substance «  ce festival nous permet de constater que nous avons partagé un sentiment de communion autour du septième art… Parce que les films programmés l’exprimaient d’une manière ou d’une autre. Parce que c’est une valeur historique du peuple algérien.» Nous avons placé cette neuvième édition sous le sceau de la lumière et de la dignité ».

Le rideau de clôture est tombé après la projection du long métrage de fiction « Une saison en France » réalisé par Mahamat-Saleh Haroun. Ce film évoque l’histoire du professeur de français Abbès, fuyant  la guerre en Centrafrique pour se reconstruire en France.en attendant l’hypothétique statut de réfugié qu’il n’aura jamais, il s’organise sa vie en scolarisant ses enfants et en travaillant sur un marché où il rencontre Carole. Une histoire poignante qui a ému et touché l’ensemble du public présent.

Nous avons placé ce 9ème cru du FICA 2018 sous le sceau de  la lumière et  de la dignité.

Parce que les films programmés l’exprimaient d’une manière ou d’une autre. Parce que c’est une valeur historique du peuple algérien.».

 

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